Le système des trois piliers

La Suisse est un pays basé sur un système de trois piliers. Bien que beaucoup d’articles soient consacrés à l’explication de cette procédure, il est parfois difficile de comprendre ce à quoi correspond chaque pilier. Ce schéma est à la base de la sécurité sociale helvétique et c’est pour cela qu’il est garanti par la constitution du pays. Les différents piliers ont le « devoir » de composer, année après année, la prévoyance pour la vieillesse, l’incapacité de gain et le décès.

Le premier pilier

PiliersLe premier pilier correspond à ce que l’on nomme plus couramment la « prévoyance étatique », il s’agit donc d’une prévoyance obligatoire. L’État agit en tant que caisse, puisque c’est à lui que revient le devoir de verser un montant existentiel minimum aux personnes qui sont dans le besoin. Toute personne née ou travaillant en Suisse est automatiquement assurée auprès du premier pilier. Celui-ci se compose de l’AVS (assurance vieillesse et survivants), il s’agit là de la partie la plus importante de l’AI (assurance-invalidité) et d’autres prestations complémentaires, et finalement de l’APG ( allocation pour la perte de gain). L’objectif de ce premier pilier est une couverture du minimum vital pour les citoyens suisses. C’est un système de répartition : les personnes actives paient pour les bénéficiaires de rente, autrement dit les personnes travaillant paient pour les retraités.

Le deuxième pilier

Le deuxième pilier se base sur la formule suivante : «  Prévoir, c’est vivre », dont l’objet est une prévoyance professionnelle, également obligatoire, depuis 1985. Il est basé sur une LPP, qui est la loi fédérale pour la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, ainsi que sur la LAA, loi fédérale sur l’assurance accidents. Il a pour mission de maintenir votre niveau de vie habituel, ainsi que celui de vos proches, en cas de vieillesse, d’invalidité ou de décès et il est en association avec le premier pilier. Il repose sur un système de capitalisation, dont le but est l’épargne.

Le troisième pilier

Le troisième pilier est, quant à lui, facultatif, donc la prévoyance est d’ordre privée (les deux autres étant publics). La prévoyance privée a vu le jour pour la première fois dans la Constitution suisse en 1972. Son ambition est donc de combler les lacunes qui ne sont pas remplies par les deux premiers piliers en répondant aux besoins d’ordre privé. Tout comme le deuxième pilier, le troisième se base sur un système d’épargne.